Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/03/2016

La peine de mort en question....

Ma première question existentielle, concernant la peine de mort, fût soulevée par mon grand-père.

Je devais avoir 17 ans environ…papy m’a regardé fixement, et pour une raison qui m’est encore inconnue à ce jour, il m’a demandé si j’étais pour ou contre la peine de mort…

Je me suis trouvé embarrassé, car à vrai dire, je ne m’étais jamais posé la question !!!!

Il me l’a émise de cette manière, imagines toi à la place du bourreau, pourrais-tu, quoi qu’ai pu faire un individu, en toute conscience, baisser le levier, il s’agissait à l’époque de la chaise électrique...

Je n’ai pu répondre dans l’immédiat, mais cette question, je l’ai retourné dans mon esprit durant des semaines…

Et puis, j’ai enfin pu lui donner ma réponse…et s’était « non », je ne pouvais m’imaginer dans ce rôle de bourreau, et  ce malgré toutes les horreurs, que j’avais pu m’imaginer aux sujets des individus potentiels, qui auraient pu se trouver sur la chaise en question.

Il m’a dit, tu sais donc aujourd'hui, que tu es « contre »….

C’est pourquoi, partant initialement d’un sujet concernant mamie, j’ai repensé à papy…et du coup, a un sujet qui me tient à cœur….

C’est un sujet, hélas, toujours d’actualité, et j’y suis encore plus sensible aux Etats-Unis, car j’ai correspondu avec un détenu, dans le couloir de la mort.

Je ne comprends pas les esprits étriqués, qui pensent encore qu’elle devrait même être rétablie en France !!!!

J’entends toujours la même réflexion, « d’autres ont eu des enfances atroces, et ne sont pas devenu pour autant, violeur ou tueur !!! »

Oui, la réponse tellement simple !!!

Celle qui n’oblige surtout pas, à se poser de questions !!!

Pourtant, nous savons tous très bien à quel point, le cerveau humain est complexe…au sein d’une même famille, deux enfants subissant les mêmes sévices, ne s’en remettront pourtant pas de manière égale, pourquoi ???

Mais parce-que nous sommes tous programmé de manière différentes, de sensibilité différente, d’émotivité différente et heureusement d’ailleurs, sinon qu’est ce qu’on s’ennuierait !!!

Très rare, sont ceux qui sont coupables, et qui se trouve dans le couloir de la mort, par « hasard », pour commencer, on retrouve toujours de graves défaillances et ce dès l’enfance, des viols, des violences, des maltraitances en tous genres etc…mais cependant oui, il y a ceux qui naissent vraiment pervers, mais ils sont d’une rareté !!!

Souvent je me suis demandé, qui devrions nous condamner, lorsqu’une personne atterrit dans le couloir de la mort, après avoir eu une enfance, dans bien des cas, massacré…,le « dit » coupable en question, ou bien ses parents ???!!!

Oui certes, d’autres ont subi les mêmes violences, les même horreurs et pourtant ne sont pas dans le couloir de la mort…mais d’abord, sont-ils pour autant des gens équilibrés, ou sont-ils maintenu dans la dites, « normalité », par des traitements médicamenteux ???

Là, on touche également un point essentiel…le cerveau touché dans l’enfance, ne se réparera jamais, nous le savons pertinemment, alors pourquoi premièrement, ne pas avant tout soigner ses gens, les rendre incapables de nuire, c’est essentiel, mais la prison pour quoi faire ???

Attention, nous parlons là, des Etats unis ou les peines sont incompressibles, pas de la France ou trop souvent, on ressort très vite et récidive, je ne suis pas idiote non plus !!!

Bien sûr, qu’un individu dont le cerveau est trop défaillant, doit être pour le bien de tous, être hors d’état de nuire….

Mais la peine de mort, au nom de quoi et de qui ???

De juges et jurés qui se prennent pour Dieu ???!!!

Une autre question me semble essentielle, tuer cette personne, soulage-t-elle vraiment la douleur de la perte d’un être cher ???

Assister derrière une fenêtre, a la mise à mort, n’est-ce pas faire preuve soi-même d’une tendance malsaine…

Surtout aujourd'hui, avec les injections létales…qui deviennent de telles film d’horreurs, que l’on tire très rapidement le rideau !!!

Saviez-vous que:" La peine de mort a été réinstaurée après avoir été suspendue pendant une petite dizaine d'années (de 1967 à 1976).Elle avait été suspendue après avoir été déclarée comme "cruelle et inhumaine" par la Cour Suprême car violant le 8e amendement de la Constitution des Etats-Unis, qui interdit les châtiments cruels ou disproportionnés.Elle n'a été restaurée que dans 38 états sur 50 aux Etats-Unis.

Mais enfin dans quel monde vivons-nous ???!!!

Mais le pire, reste pour ceux qui sont innocents, car il y en a des innocents dans le couloir de la mort, pour délit de sale gueule, ou mauvais endroit au mauvais moment !!!

Voici des exemples ,hélas, concret...

"Toutes les charges sont abandonnées contre Alfred Dewayne Brown qui est libéré de prison. Il est innocenté des meurtres commis en 2003 pour lesquels il avait été condamné à mort en 2005. 

Alfred Dewayne Brown, qui a toujours clamé son innocence, aura été emprisonné plus de 12 ans.

C'est le 154ème condamné à mort exonéré aux Etats-Unis depuis 1973 selon le décompte du Centre d'information sur la peine de mort (DPIC), le 13ème au Texas et le 4ème aux Etats-Unis en 2015."

"(Agence France-Presse) Washington - Le FBI reconnaît des manquements par le passé dans ses analyses scientifiques qui ont conduit à condamner à mort et faire exécuter plusieurs prisonniers, en réponse à un rapport de l'Inspection générale (OIG) de juillet, a-t-on appris dimanche dans un communiqué.

Fustigé par l'Inspecteur général du ministère de la Justice, le FBI promet que cela n'arrivera plus et s'engage à réparer ses erreurs chaque fois que c'est possible.

Selon un rapport de l'OIG, publié en juillet, la condamnation à mort d'au moins 60 prisonniers, dont trois ont été exécutés, pourrait avoir reposé sur des analyses scientifiques erronées et témoignages douteux.

La police fédérale admet des «erreurs de scientifiques du FBI dans l'analyse de cheveux au microscope ou de rapports de laboratoires» dans des affaires criminelles.

Cela «n'arrive plus et le FBI emploie désormais les analyses ADN mitochondrial (transmis par la mère) des cheveux en plus des analyses au microscope», selon un communiqué conjoint du ministère de la Justice et du FBI dont il dépend.

«Le ministère et le FBI s'engagent à s'assurer de la véracité des futures analyses de cheveux ainsi que de l'application de la plus grande rigueur dans les analyses criminelles» et déploient «des moyens considérables» à cette fin.

Dans leur communiqué, «le ministère et le FBI s'engagent à s'assurer que les prisonniers concernés soient notifiés des erreurs passées et que justice soit rendue dans chaque cas».

L'un des trois prisonniers, exécuté au Texas en 1997, n'aurait pas encouru la peine capitale sans les éléments à charge défectueux.

Un autre détenu a été innocenté 27 ans après sa condamnation et au moins cinq autres verdicts ont été annulés, après que les «analyses erronées et les témoignages scientifiquement intenables» d'un analyste du FBI ont été mis au jour.

Dans ses recommandations au ministère de la Justice, l'OIG a listé des condamnés, dont les dossiers ont été revus par des scientifiques indépendants afin que les autorités puissent réexaminer les pièces à conviction et «prendre des mesures immédiates pour s'assurer que ces accusés soient bien alertés que leur peine a pu être entachée par des analyses et des témoignages peu fiables».

En 1997, un premier rapport de l'OIG avait pointé des irrégularités graves commises dans des enquêtes judiciaires par treize analystes du laboratoire du FBI à Quantico, Virginie (est).

Mais 17 ans plus tard, le même OIG a accusé le FBI de ne pas en avoir tiré les leçons et d'avoir traité à la légère les affaires de peine de mort dans les huit années qui ont suivi. Les autorités locales, la défense ou l'accusation n'ont pas été alertées, rendant impossible une révision des peines, et trois hommes ont été exécutés, soulignait le rapport."

"(Agence France-Presse) WASHINGTON - Un homme condamné pour deux meurtres dont il a finalement été disculpé devait être libéré vendredi après avoir passé presque 30 ans dans le couloir de la mort en Alabama, ont annoncé jeudi ses défenseurs.

Toutes les charges retenues contre Anthony Ray Hinton ont été abandonnées jeudi par décision de la juge Laura Petro de la cour de district du comté de Jefferson, a indiqué l'organisation Equal Justice Initiative (EJI).

Anthony Ray Hinton est la 152e personne condamnée à mort à être innocentée depuis 1973 aux États-Unis et la deuxième en 2015, selon un décompte du Centre d'information sur la peine capitale (DPIC).

C'est l'un des prisonniers finalement innocentés qui a passé le plus de temps dans le couloir de la mort en Alabama.

En 1985, deux responsables de deux fast-foods de la région de Birmingham avaient été tués par balles au cours de hold-up. La police n'avait relevé aucun indice.

Le 25 juillet 1985, le patron d'un restaurant de la même région, à Bessemer, avait été légèrement blessé par balles lors d'un vol.

Anthony Hinton, 29 ans à l'époque, un Noir, avait été arrêté et reconnu par le patron.

L'homme, qui a toujours affirmé son innocence, travaillait au moment des faits à quelque 25 km de là dans un entrepôt. Son superviseur et ses collègues de travail avaient témoigné en sa faveur et un détecteur de mensonges l'avait également exonéré.

Toute l'accusation menée, selon l'EJI, par un procureur connu pour «ses préjugés raciaux» avait reposé sur la découverte, chez la mère de l'accusé, d'une arme qui, pour les experts appointés par l'État, avait servi aux attaques.

La défense n'avait pas pu présenter, faute de moyens, d'expert crédible et l'accusé avait été condamné à mort.

L'an dernier, la Cour Suprême des États-Unis avait annulé la condamnation et la juge Petro avait ordonné un nouveau procès.

L'organisation EJI s'était emparé de son cas en 1999, bataillant depuis pour prouver son innocence. En 2002, des experts dont un ancien responsable du FBI avait témoigné du fait que l'arme saisie ne pouvait pas avoir tiré les balles des meurtres.

«La race, la pauvreté, une défense inadéquate et le mépris de l'innocence montré par l'accusation font de cette affaire un cas d'école de l'injustice», a affirmé dans un communiqué Bryan Stevenson, avocat du condamné et directeur de l'organisation EJI."

"Debra Milke est innocentée 25 ans après avoir été condamnée à mort pour le meurtre de son fils âgé de 4 ans.
Condamnée à mort en octobre 1990 elle a été libérée sous caution en 2013 après qu'une cour d’appel fédérale ait annulé sa condamnation.

Le 23 mars 2015 un juge confirme l'annulation de toutes les accusations contre Debra Milke.

C'est le 151ème condamné à mort exonéré aux Etats-Unis depuis 1973 selon le décompte du Centre d'information sur la peine de mort (DPIC), le 9ème en Arizona et la 2ème femme aux Etats-Unis"

"(Agence France-Presse) WASHINGTON - Onze ans après son exécution, Cameron Willingham, qui avait toujours clamé son innocence dans la mort de ses enfants, pourrait être formellement disculpé: une procédure a été ouverte contre un procureur accusé d'avoir manipulé un témoin clé, a-t-on appris jeudi auprès du barreau du Texas.

Le cas de ce condamné à mort fait déjà polémique depuis des années: le comité d'expertises criminelles avait en effet admis en 2010 s'être appuyé sur de mauvais critères pour conclure au caractère criminel de l'incendie dans lequel étaient mortes les trois fillettes de M. Willingham en 1991.

Cameron Willingham, exécuté en février 2004, avait toujours clamé son innocence et suggéré que l'incendie pouvait être accidentel.

Mais un témoin clé avait déclaré que M. Willingham lui avait avoué le crime. Or Johnny Webb, alors incarcéré avec M. Willingham dans une prison du Texas, vient de révéler que le procureur John Jackson avait fait pression pour qu'il témoigne en échange d'une réduction de peine.

«Je ne voulais pas voir Willingham envoyé dans le couloir de la mort et mourir pour quelque chose que je savais très bien être un mensonge et dont je n'étais pas à l'origine. J'ai menti sur lui parce que j'ai été forcé par John Jackson», a déclaré Johnny Webb, dans une interview au Marshall Project.

«J'ai cédé à la pression, je n'aurais pas dû. À la fin, on m'a dit: "Ou bien tu écopes de la prison à vie ou bien tu témoignes". Il m'a contraint à le faire», a-t-il confié à cet organisme qui milite contre la peine de mort.

La défense de Cameron Willingham n'avait jamais été informée de cet accord entre l'accusation et le témoin clé.

Le groupe Innocence Project, qui a entrepris d'obtenir la disculpation posthume du père de famille, a déposé un recours devant le barreau du Texas, arguant que le procureur Jackson avait «violé ses obligations professionnelles, éthiques et constitutionnelles».

Le barreau a alors ouvert une procédure disciplinaire le 5 mars et un juge a été désigné pour déterminer s'il y avait eu «obstruction à la justice, fausses déclarations et dissimulation de preuves favorables à la défense», selon le document dont l'AFP a eu copie.

Il s'agit de la troisième procédure disciplinaire du même type au Texas. Un juge avait été condamné à dix jours de prison en 2013 pour avoir caché des preuves de l'innocence de Michael Morton, sorti de prison après 25 ans d'incarcération.

En 2014, le barreau du Texas a ouvert une enquête contre un autre procureur dans l'affaire d'Anthony Graves, innocenté après 16 ans de prison.

Selon le décompte du Centre d'information sur la peine capitale, 150 condamnés ont été innocentés du couloir de la mort depuis 1973."

"Une juge abandonne toutes les charges contre Kwame Ajamu qui avait été condamné à mort en 1975.

La peine de Kwame Ajamu avait dans un premier temps été commuée en prison à vie en 1978, et il était en liberté conditionnelle depuis janvier 2003, après avoir passé 27 ans en prison.

Ronnie Bridgeman, qui utilise maintenant le nom de Kwame Ajamu, avait 17 ans lorsqu'il a été condamné à mort avec deux autres co-accusés, dont son frère Wiley Bridgeman. L'abandon des charges contre ces trois co-accusés fait suite à la rétractation récente du principal témoin, qui avait 12 ans à l'époque des faits.

C'est le 150ème condamné à mort exonéré aux Etats-Unis depuis 1973 selon le décompte du Centre d'information sur la peine de mort (DPIC), le 7ème en 2014."

"Un américain qui se trouvait dans le couloir de la mort a été innocenté et libéré vendredi à Cleveland en Ohio, dans le nord des Etats-Unis, après 39 ans de prison.

Ricky Jackson, un Noir américain de 57 ans, avait été accusé à tort d'un meurtre en 1975 sur la base du faux témoignage d'un garçon de 12 ans qui, arrivé à l'âge adulte, a révélé qu'il avait menti et n'avait en fait jamais rien vu du crime.

Le prisonnier avait écopé de la peine capitale, reconnu coupable d'avoir, avec deux complices, frappé, jeté de l'acide et tiré deux coup de feu sur un homme qui était venu collecter la recette d'une grande surface. Le tireur avait également grièvement blessé par balle la femme du propriétaire du magasin.

«Toutes les charges ont été abandonnées et il a retrouvé la liberté» vers 9h du matin (15h en Suisse), a indiqué à l'AFP Joseph Frolik, directeur de la communication du bureau du procureur du comté de Cuyahoga. Il a été innocenté sur la base du nouveau «récit du témoin qui avait 12 ans» à l'époque des faits, a ajouté ce responsable.

Lors d'une audience mardi, le procureur du comté, Timothy McGinty, avait déclaré que «l'Etat s'incline devant l'évidence» et abandonne les poursuites.

Selon le Centre d'information sur la peine capitale, il s'agit du 148e prisonnier innocenté du couloir de la mort aux Etats-Unis depuis 1973, le cinquième cette année."

"CLEVELAND (AP) – Deux hommes emprisonnés pendant près de 40 ans dans un pénitencier de l’Ohio, aux États-Unis, ont été libérés vendredi après qu’un témoin-clé se fut rétracté dans son témoignage.

Ricky Jackson et Wiley Bridgeman avaient été condamnés en lien avec le meurtre d’un homme d’affaires, en 1975.

Le témoin Eddie Vernon, qui avait 13 ans lors des événements, a raconté qu’il avait été forcé de témoigner contre les deux hommes et le frère de M. Bridgeman par les détectives de Cleveland.

Les trois hommes ont été condamnés à la peine de mort lors de leur procès. Mais en 1978, la Cour suprême des États-Unis a statué que la loi de l’État de l’Ohio sur la peine capitale était inconstitutionnelle.

La peine des deux frères Bridgeman avait été changée pour la prison à vie après ce jugement. Celle de M. Jackson avait déjà été commuée en 1977.

Ronnie Bridgeman, qui était présent aux audiences des deux hommes vendredi matin, avait été libéré en janvier 2003.

L’État a finalement réinstauré la peine capitale en 1981, et la loi n’a jamais été jugée inconstitutionnelle depuis.

Les procédures de trois ans qui ont mené à la libération des deux hommes avaient commencé avec la parution d’un article dans le magazine «Scene», en 2011, qui relevait les nombreuses failles dans le procès, dont le témoignage suspect d’Eddie Vernon.

M. Vernon, qui est maintenant âgé de 52 ans, avait changé son témoignage après la visite d’un pasteur, en 2013.

Jeudi matin, le témoin s’est souvenu avec émotion des menaces des détectives et de la culpabilité qu’il a traînée longtemps.

L’Ohio Innocence Project a défendu la cause de M. Jackson après la publication de l’article dans «Scene»."

"(Agence France-Presse) Washington - Un condamné à mort a été libéré mercredi de la prison de Huntsville, au Texas, après avoir été innocenté au terme de neuf ans derrière les barreaux, dont quatre dans le couloir de la mort.

Manuel Velez avait été arrêté en 2005 et condamné à mort en 2008 pour le meurtre du fils de sa petite amie, âgé d'un an. Les examens médicaux avaient pourtant prouvé que les blessures mortelles à la tête de l'enfant avaient eu lieu alors que Velez travaillait sur un chantier du Tennessee, à plus d'un millier de kilomètres de là, selon un communiqué de l'Union américaine de défense des libertés (ACLU).

Cet immigré hispanique, qui ne pouvait alors pas lire l'anglais et dont le QI était de 65, avait signé une confession sans la comprendre et son avocat n'avait pas utilisé les témoignages attestant que sa petite amie avait des antécédents de mauvais traitements sur ses enfants, selon la même source.

«Manuel n'aurait jamais dû être emprisonné, abandonné dans le couloir de la mort à attendre d'être exécuté. Il est sans aucun doute innocent», a déclaré son avocat Brian Stull. «Ma joie pour lui et sa famille est teintée de tristesse pour les années que notre système judiciaire lui a volées, tout cela parce qu'il était trop pauvre pour se payer un meilleur avocat que celui que l'État lui avait désigné».

«Nous devrions avoir honte des erreurs qui ont conduit Manuel au bord de l'exécution», a-t-il ajouté, citant une étude récente, selon laquelle un condamné à mort sur 25 est innocent aux États-Unis.

Cette libération «illustre les nombreux problèmes qui continuent d'infester la peine capitale et les risques actuels d'exécuter un innocent», a noté Richard Dieter, directeur du Centre d'information sur la peine capitale (DPIC), estimant que ce cas «contient une litanie d'injustices, comme la mauvaise conduite de la police, le mensonge du parquet, l'inefficacité de la défense et les faux témoignages».

Le DPIC a dénombré 146 condamnés à mort innocentés et libérés depuis 1973, dont dix au Texas.

Selon l'ACLU, une fois la condamnation de Velez révoquée, le Texas avait refusé d'abandonner les charges et l'avait incité à plaider coupable pour être libéré plus vite. Pour cette raison, le DPIC ne pourra pas l'inclure dans son décompte.

Le Texas a exécuté plus du tiers des condamnés américains et détient le record des exécutions aux États-Unis avec 517 sur un total de 1389 depuis le rétablissement de la peine capitale aux États-Unis en 1976."

"Deux demi-frères ont été innocentés mardi du viol et meurtre d'une petite fille grâce à des tests ADN, après avoir passé 30 ans en prison dont l'un des deux dans le couloir de la mort en Caroline du Nord (sud-est).

Henry Lee McCollum, 50 ans, et son demi-frère Leon Brown, 46 ans, deux Noirs, ont été innocentés par un juge du comté de Robeson, du viol et meurtre en 1983 de Sabrina Buie, dans la petite ville de Red Springs, ont annoncé leurs avocats.

Les deux hommes qui «souffrent de graves handicaps mentaux», étaient des adolescents de 19 et 15 ans à l'époque de leur arrestation en 1983.

La seule preuve présentée contre eux, avait été «des faux aveux obtenus par la police», indiquent les avocats. Le jeune McCollum avait d'abord affirmé ne rien savoir du crime puis avait signé un aveu après «cinq heures d'interrogatoires intenses».

Les deux jeunes avaient été condamnés à mort en 1984, peine commuée plus tard pour M. Brown à la perpétuité. Les deux hommes avaient ensuite constamment clamé leur innocence.

Le corps de la fillette de 11 ans avait été retrouvé dans un champ au milieu de cannettes de bière et de mégots de cigarettes.

Des expertises ADN ont conduit à une nouvelle piste, celle d'un homme qui vivait à 100 mètres du champ où a été retrouvé le corps de la fillette.

Cet homme, Roscoe Artis, 74 ans, avait violé et tué dans la même ville une jeune fille de 18 ans, Joann Brockman, dont le corps avait aussi été retrouvé nu dans un champ, moins d'un mois après la mort de la fillette. L'homme, qui purge une peine de détention à perpétuité, n'avait néanmoins jamais été interrogé sur la mort de la fillette, selon les avocats.

«C'est terrifiant de voir que notre système judicaire a laissé deux enfants handicapés mentaux aller en prison pour un crime qu'ils n'ont pas commis et y souffrir pendant 30 ans», a indiqué Ken Rose, avocat du Centrer for Death Penalty Litigation à Durham, en Caroline du Nord, qui a représenté M. McCollum pendant 20 ans.

L'organisation Innocence Project a estimé à 317 le nombre de condamnés innocentés par des expertises ADN aux Etats-Unis, dont 18 dans le couloir de la mort. Quelque 70% d'entre eux étaient des gens de couleur.

Un rapport annuel révèle que l'innocence de 87 condamnés a été démontrée en 2013. Pour les auteurs de l'étude, ce chiffre n'est toutefois que «la partie émergée de l'iceberg».
Le nombre des erreurs judiciaires mises au jour a atteint un record en 2013, en grande partie grâce à des enquêtes policières et judiciaires plus poussées, mais ces cas restent «la partie émergée de l’iceberg», relève un rapport annuel publié mardi. Sur les près de 1 300 prisonniers innocentés au cours des 25 dernières années des crimes pour lesquels ils avaient été condamnés, 87 l’ont été en 2013, le plus important total annuel depuis 2009, selon cette étude du Registre national des erreurs judiciaires.
«C’est une bonne nouvelle car nous avons plus de chances de prendre à bras le corps les causes des erreurs judiciaires», a commenté à l’AFP Samuel Gross, le principal auteur du rapport. «Mais les cas que nous connaissons sont seulement une petite proportion des erreurs qui, la plupart du temps ne sont jamais découvertes», ajoute ce professeur de droit à l’Université du Michigan.

«Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les analyses ADN n’ont joué un rôle que dans un cinquième des cas», relève le National Registry of exonerations. En revanche, dans 38% des cas, les détenus ont été disculpés «à l’initiative ou du fait de la coopération des forces de l’ordre», ce qui confirme la tendance d’un rôle plus actif de la police et du parquet pour rouvrir des dossiers de possibles erreurs judiciaires.

«De plus en plus de gens font attention aux personnes faussement condamnées : la police, les procureurs, les juges, les avocats et le public sont de plus en plus conscients du danger de condamner des innocents», a observé le Pr Gross. D’autant que dans 17% des cas, la longue peine de prison a été prononcée après un plaider coupable, ajoute l’étude, qui s’est focalisée sur les lourdes condamnations pour meurtres ou viols.

Une des leçons de ce rapport est que «les gens qui plaident coupables sont parfois innocents», a ajouté le Pr Gross. «Ils plaident coupables car ils ont peur, en cas de procès, d’être condamnés à une peine de prison beaucoup plus longue et même peut-être d’être condamnés à mort», dit-il, soulignant qu’aux Etats-Unis, 95% des condamnations sont le résultat d’un plaider coupable.

S’agissant du couloir de la mort, un condamné du Missouri, Reginald Griffin, a été innocenté en 2013 après 25 ans de réclusion, portant à 143 le nombre total de condamnés à mort innocentés au niveau national. Dans ce cas, comme dans celui de la moitié (56%) des prisonniers disculpés en 2013, c’est le faux témoignage qui était à l’origine de leur arrestation et de leur condamnation. Les erreurs des témoins oculaires sont quant à elles responsables de 38% de ces verdicts de culpabilité, tandis que, dans 46% des cas, c’est le comportement des enquêteurs qui est à blâmer, même si ce n’est souvent pas le seul facteur, relève encore le rapport."

"Carlos DeLuna a été exécuté au Texas en 1989 pour le meurtre d’une jeune femme dans une station-service. Vingt ans après sa mort, l’homme vient finalement d’être innocenté grâce à un rapport de 436 pages rendu public ce mardi."

"Carlos DeLuna était au mauvais endroit au mauvais moment. Le 4 février 1983, le garçon âgé de 20 ans a en effet été victime d’une terrible erreur judiciaire qui a conduit à sa perte. Alors qu’il se promenait dans le quartier pauvre de Corpus Christi au Texas, il a été arrêté pour le meurtre de Wanda Lopez, une jeune femme de 24 ans poignardée à mort plusieurs minutes avant. Identifié par un témoin direct qui a vu un hispanique sortir de la boutique en courant, Carlos DeLuna a immédiatement été inculpé. A partir de ce jour, le jeune homme n’a jamais cessé de clamer son innocence aux enquêteurs, affirmant même savoir qui était le véritable coupable, rapporte «The Guardian». Selon lui, il s’agissait de Carlos Hernandez, un criminel violent, qui en plus de porter le même prénom que lui, lui ressemblait très fortement, à tel point que leurs proches les auraient déjà confondus.

Lors de son procès en 1983, Carlos DeLuna a expliqué au jury que le jour du meurtre, il avait rencontré Carlos Hernandez, qu’il connaissait depuis quelques années puisque les deux hommes vivaient dans le même quartier. Ils seraient allés boire un verre dans un bar. Puis, Carlos Hernandez se serait absenté quelques minutes pour aller faire une course dans une station-service. Ne le voyant pas revenir, Carlos DeLuna serait parti à sa rencontre. Il aurait alors vu son acolyte avec une femme. Par peur d’être arrêté alors qu’il avait déjà été inculpé pour agression sexuelle, il se serait enfui. Malgré cette histoire, le tribunal a conclu que Carlos DeLuna mentait et que son récit n’était qu’une fabrication de son imagination. Selon eux, Carlos Hernandez n’aurait jamais existé.

En 1989, le jeune homme a finalement été exécuté. «Je veux vous dire que je n’ai aucune rancune. Je ne déteste personne. J’aime ma famille. Dites à tout le monde de garder la foi et de ne pas abandonner», a-t-il déclaré avant de mourir.

Une contre-enquête

L’histoire aurait pu s’arrêter là si un professeur et cinq étudiants de la Columbia School of Law n’avaient pas décidé de s’intéresser à ce cas pour lequel un seul témoin oculaire a suffi à faire condamner un homme. Un rapport de 436 pages intitulé «Los Tocayos Carlos: Anatomy of a Wrongful Execution» («Les homonymes Carlos: Anatomie d’une exécution arbitraire), rendu public ce mardi, explique ainsi que Carlos DeLuna est un cas «emblématique des erreurs judiciaires».  Au terme de cinq années de recherches, les auteurs du rapport sont parvenus à regrouper de nombreuses erreurs et des indices perdus qui auraient permis de l’innocenter.  Selon James Liebman, le professeur en charge du projet, «tout a dérapé dans cette affaire».

Dans le rapport, on apprend ainsi que Carlos Hernandez était alcoolique et avait déjà été arrêté 39 fois, dont 13 fois pour agressions à l’arme blanche. Pourtant, l’homme n’a pratiquement jamais été mis en prison, bénéficiant régulièrement d’une liberté conditionnelle. Il a également été soupçonné de l’assassinat, en 1979 d’une femme, poignardée dans le dos. Deux mois avant l’exécution de Carlos DeLuna, Carlos Hernandez a été condamné à 10 ans de prison pour avoir une nouvelle fois tenté de tuer avec un couteau une autre jeune femme. Mais aucun lien n’a jamais été fait entre ces affaires et la condamnation de Carlos DeLuna. Pourtant, Carlos Hernandez en personne, aurait affirmé à ses proches être le véritable coupable et se serait même amusé du fait qu’un autre soit condamné à sa place.

La police mise en cause

Mais le rapport met également en cause le travail de la police. Selon lui, les enquêteurs auraient omis de procéder à des vérifications de routine sur la scène de crime. Des vérifications qui auraient pourtant pu tout changer. Aucun échantillon de sang n’aurait en effet été testé. Les objets trouvés sur le plancher, un mégot de cigarette, un chewing-gum, un bouton, un peigne et des canettes de bière n’auraient, eux non plus, jamais été vérifiés. Même l’arme du crime n’aurait pas été correctement étudiée. En revanche, les vêtements du Carlos DeLuna ont été scrupuleusement testés, mais aucune trace de sang n’a été retrouvée. Le procureur a déclaré au Tribunal que la pluie avait certainement nettoyée les preuves présentes.

De son côté, Carlos Hernandez est mort en 1999 de cause naturelle, dans la prison dans laquelle il était détenu pour avoir agressé sa voisine avec un couteau. Quelques années avant son exécution, Carlos DeLuna avait déclaré dans une interview qu’il «espérait que la vérité soit faite un jour».  Son souhait a finalement été réalisé 22 ans trop tard."

J’arrête là car la liste est terriblement longue !!!

Mais néanmoins cela continue !!!

Le monde politique est intimement lié aux mises à mort, surtout les gouverneurs qui veulent répondre aux attentes de leur électorat.

Oui quand on est assis confortablement dans son fauteuil et que l’on refait le monde, sachant que notre vie est paisible, c’est facile de dire, qu’il soit condamné à mort….

Et puis d’autre, sont assis sur un annuaire téléphonique !!!

"En 1944, le jeune George Stinney Jr n’avait que 14 ans lorsqu’il a été condamné à mort pour le meurtre de deux jeunes filles blanches, Betty June Binnicker, 11 ans et Mary Emma Thames, 8 ans. Lorsqu’il s’est assis sur la chaise électrique de la prison de Colombia en Caroline du Sud, il a fallu l’asseoir sur un annuaire téléphonique car il était trop petit. Il reste jusqu’à ce jour le condamné à mort le plus jeune de l’Histoire récente des Etats-Unis. Mais 70 ans après, il pourrait être innocenté.

Selon NBC News, le juge Carmen Mullins vient d’annuler la décision de justice qui l’a conduit à la mort. Des avocats se sont battus pour la ré-ouverture de son dossier, car selon eux les aveux de Stinney avaient été obtenus par la contrainte. De plus, aucune preuve n’avait été établie contre lui. Le seul fait qui lui était reproché : il était le dernier à avoir vu les filles vivantes et était allé le signaler à la police après la diffusion de l’avis de recherche.

Le procès n’avait duré que trois heures, et le jury composé de 12 hommes blancs n’a eu besoin que de 10 minutes de délibération pour le déclarer coupable. Il a été exécuté trois mois après. En 2009, soit 65 ans plus tard, sa sœur avait affirmé que son jeune frère était avec elle ce jour-là et qu’il ne pouvait être l’auteur de ces crimes. Cette affaire est devenue par la suite le symbole pour le monde entier de l’injustice de la peine de mort."

Ce sera ma conclusion :

« La prise de position d'un homme devant la peine de mort est pour moi un test absolu de son niveau de civilisation. »

Maurice Chapelan